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LA DERNIERE AMAZONE
Biographie romancee de Camille Crespin du Gast (1868-1942)
 
  Editorial  
 
Camille déclarait en juillet 1905: « On aime peu les femmes qui se racontent. D’ailleurs, je suis de cet avis. Il vaut toujours mieux agir que conter. »
Camille a tenu parole et sa vie a été une succession d’aventures : elle a agi.
Mais elle mérite de sortir des oubliettes ombrées de la mémoire collective : j’ai conté.
A l’exception de Françoise et Maurice, les personnages principaux de ce livre ont existé et leurs destins ont croisé celui de Camille.
Les événements relatés sont donc, soit vérifiés et recoupés par différentes sources, soit plausibles et en accord avec la vie de Camille et l’histoire de la France.
   
  Elisabeth Jaeger-Wolff
Octobre 2006
   
 
 
L’INTRANSIGEANT  

La situation des Espagnols est intenable au Maroc, nous déclare Mme du Gast.
De toutes les personnes qui se sont aventurées au Maroc, Mme du Gast est peut-être celle qui en connaît le mieux le pays, les habitants et les mœurs. Chargée par le gouvernement d’une mission qu’elle a accomplie tout entière, elle est allée, voici deux ans, étudier là-bas le droit foncier et l’agriculture marocaine.
Elle a parcouru, entre autres, toute cette région du Rif où coule aujourd’hui à flots le sang espagnol, Melilla, Setouan, la Mar Chica…, région terriblement défendue par le caractère ombrageux, l’indépendance altière et la fougue hostile des Rifains, beaucoup plus que par les accidents du sol et les difficultés matérielles de pénétration.
   
  30 septembre 1909    
 
 
   
     
ANNUAIRE DES ARTISTES

Grandes dames et hommes du monde –

Mme Camille du Gast Grande, blonde, d’allure superbe, le regard franc, Mme du Gast offre le rare exemple d’une femme du monde incarnant une incontestable virtuose ; pianiste remarquable on trouve dans son jeu comme dans sa personne un mélange curieux d’énergie et de finesse, de charme et de précision.
Un style classique, une haute compréhension des maîtres font de Mme du Gast mieux et plus qu’une exécutante habile : C’est une artiste dans toute l’acception intellectuelle du mot. 

1905
 
A l'affiche...

 
La dernière Amazone
Jeune fille de la haute bourgeoisie parisienne, mère avant d’être épouse, veuve prématurée, héritière richissime, Camille est une pionnière. Elle innove en tout, tout au long de sa vie, de la Troisième République à la Seconde Guerre Mondiale.

Elle croit en son destin, se fie à son intuition et relève tous les défis qui se présentent.
Sa personnalité audacieuse et contrastée bouscule l’image figée que la société parisienne se fait d’une femme du monde.

Le baron de Turckheim, industriel visionnaire en matière automobile, n’hésite pas à l’engager comme pilote sur une De Dietrich en 1903. Elle établira à son bord des records tant sportifs qu’humains.
Gordon Bennett la qualifie de plus grande sportswoman de tous les temps.

Les décors naturels de ses aventures vont de la principauté de Monaco aux Pyrénées Orientales, du ciel parisien au désert marocain. Cette épopée sur la terre des sultans est un témoignage original et inattendu de l’aventure coloniale française. Entraînée dans les coulisses de l’Histoire, Camille y côtoie les grands de ce monde, cultive et met à profit ses relations politiques.

Coqueluche des journalistes, elle contribue avec panache aux avancées sociales et humanistes d’une société française en pleine mutation. Camille aurait tout pour être heureuse, et pourtant…
Chaque médaille possède toujours son revers, une personnalité sa zone d’ombre et de mystère. Adulée des uns, détestée des autres, elle n’a pu laisser personne indifférent…
Mais qui était vraiment la dernière Amazone ?
Le destin de Camille du Gast s’inscrit de manière originale dans la longue marche des femmes à travers les siècles pour une reconnaissance de leur singularité féminine.
Ce roman biographique, fresque historique et étude sociologique concomitante, résulte d’une enquête minutieuse et pleine de rebondissements.
Elisabeth Jaeger-Wolff, connue pour ses succès « Le passé en héritage » et « Terre d’Alsace Rêve d’Amérique », a été séduite par cette grande dame oubliée de tous. Sous sa plume avertie, c’est un peu plus de la vraie Camille qui se révèle, le temps pour le lecteur de tomber lui-même sous le charme.

 
 
 
  LE MATIN  
 

Alger-Toulon automobile – (…)Monsieur Charles Roche, propriétaire du Malgré-Tout, prend à son tour la parole en ces termes : «  Mme du Gast vient de me prier de répondre, au nom des champions de la course Alger-Toulon, à M. le gouverneur général. On ne peut rien refuser à une femme, encore bien moins à Mme du Gast.

 
 
vendredi 5 mai 1905
 
 
  - JOURNAL DE MONACO –  
 

Echos et nouvelles de la principauté – Favorisée par une belle journée de printemps, la cérémonie de l’inauguration de la deuxième Exposition internationale de canots automobiles a été des plus brillantes tant au point de vue mondain qu’au point de vue sportif. La présence de S.A.S. le Prince Albert et du cortège princier qui l’accompagnait, l’empressement mis par l’élite de la société de Monaco et de tout le littoral à assister à cette fête de la marine et de l’industrie, la coquette et parfaite installation de l’Exposition, tout a contribué à rehausser l’éclat de cette inauguration sensationnelle. Le meeting de Monaco est désormais un événement annuel dont le succès considérable est commenté avec enthousiasme par la presse du monde entier et par la foule des sportsmen de marque arrivés à cette occasion dans la Principauté.
 
  mardi 4 avril 1905  

ACADEMIE DES SCIENCES 

Mémoires et communications – zoologie – Dugastella marocana, crevette primitive nouvelle de la famille des Atyidés.
Note de M. Bouvier. Parmi les matériaux entomologiques généreusement offerts au Muséum par Mme du Gast à la suite de sa campagne scientifique aux environs de Mogador et d’Agadir, je viens de reconnaître une crevette d’eau douce qui mérite à tous égards d’attirer l’attention des biologistes. Cette crevette appartient à la famille des Atyidés ; elle fut prise dans la source de Settat par le zoologiste de l’expédition, M. Boutarel, (…) 
REPUBLIQUE FRANCAISE – MINISTERE DE LA GUERRE 
Courrier du sous-secrétaire d’Etat Justin Godard adressé à Mme Camille du Gast -
Madame,
Je suis informé des nombreux services que vous avez rendus, pendant l’automne de 1914, aux hôpitaux de Capvern et de Loures-Barousse, en prodiguant aux malades, aux blessés et à la population toute entière à une époque où les besoins étaient particulièrement pressants, l’aide de vos dons généreux et les bienfaits également précieux de votre assistance personnelle.
Dussé-je offenser votre modestie, qu’il me soit permis, Madame, au nom du gouvernement, de vous exprimer ma reconnaissance pour votre dévouement si actif et si éclairé.
Daignez agréer, en outre, l’hommage de mes respectueux sentiments. 
Paris le 25 août 1915

mesure audience
       
PARIS MOI –

Le Prix Nobel pour la paix à Mme du Gast – vœux pour 1936

Mme du Gast est entourée depuis son enfance de toutes les satisfactions du luxe et de la vanité. Entichée de présidences, elle pouvait présider un Yacht-Club ou Rowing-Club quelconque
(…) Mais elle a choisi ce qu’il y a au monde de plus monotone et de plus décourageant : le contact de l’éternel martyre des bêtes, avec le sentiment de ne pouvoir enlever qu’une goutte d’eau à un océan de souffrances voulues par le Créateur
(…) N’est-elle pas ridicule ? Que dis-je ? Elle est folle, car elle n’est pas heureuse : « J’ai tué mon sommeil ! me disait-elle le soir du réveillon. La nuit, je revois en esprit les horreurs que j’ai vues dans la journée. Et je suis triste comme la mort… ».
Mais elle recommence le lendemain !
Et si vous lui obtenez le prix Nobel, l’argent du prix Nobel ira se noyer dans cet océan de cruautés à déjouer, à soulager, à atténuer… 

 
1er janvier 1936  
 
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